
“Je suis avec Marie-Laure pour le petit débrief de l'année 2019. Salut Marie-Laure. Est-ce que tu peux juste dire pour les personnes qui vont regarder cette vidéo qui tu es, ce que tu fais? Voilà, en gros, en deux, trois mots. Moi, je suis pépiniériste avec mon frère dans une pépinière. Je fais autant le commerce que la gestion d'entreprise, que de l'ARH, plein de l'ARD, plein de sujets différents. au quotidien. La partie multitasking, casquette de l'entrepreneur. Qu'est-ce qui t'a poussé à prendre contact avec moi? C'était quoi la situation de départ? La petite situation de départ, c'était de ne pas arriver à être débordée dans son travail, en fait. Et je connais quelqu'un qui a travaillé avec toi, Julien, et du coup, c'est cette personne-là en qui j'ai beaucoup confiance, et du coup, qui choisit... Ah, du coup, si Stéphane, il y trouve... Il y a surtout ça à creuser, voilà. Et donc moi j'étais vraiment dans cette phase-là au mois de janvier dernier où je me disais, mais là, avec tout ce qu'il y a comme projet, le printemps, la saison qui arrive, ça ne va pas passer. Donc il faut que, je ne sais pas si c'est possible ou pas de faire quelque chose, mais au moins je veux tenter de voir si je peux arriver à être moins débordée et plus structurée, moins stressée dans mon quotidien. Tu as des exemples concrets à quoi ça ressemblait quand tu parles de déborder, surchargé, c'était quoi? Tu travaillais le soir, le week-end ou ça partait dans tous les sens, c'était quoi? Alors, le soir, le week-end, oui, bien sûr, mais surtout, en fait, traiter des urgences et avoir une charge mentale de se dire qu'est-ce que j'ai oublié? Est-ce qu'il y a encore des trucs qui vont me tomber dessus parce que j'ai oublié que c'était urgent? Voilà, ce n'est pas tant… Alors, évidemment, la charge de travail était importante, mais c'est surtout en plus de ce travail, cette charge mentale qu'elle est avec. Oui, c'est vrai que de toute façon, en tant qu'entrepreneur, on sait travailler dur. Mais c'est tous, comme tu dis, la bande passante, les urgences et tout ça. Et c'était quoi tes préoccupations ou les choses où tu disais j'hésite de démarrer? Est-ce que tu en as eu déjà? C'était quoi les craintes? Mes craintes premières, c'était est-ce que c'est le bon moment pour le faire? Parce qu'en fait, moi j'ai une activité saisonnière, je fais beaucoup de chiffres d'affaires au printemps. et donc quand j'ai engagé 90 jours au mois de fin janvier début février, normalement c'est ça, je me suis dit est-ce que je vais arriver à avant à nettoyer cette formation alors même que je vais tomber en plein printemps dans le pire des moments de l'année où franchement on rajoute rien en gros on rajoute pas de projet c'est juste ce que j'ai fait quand même mais un peu spécial le projet mais c'est intéressant parce que tu aurais pu te dire comme beaucoup de gens ah ouais j'attends quand la situation sera plus plus pertinente, plus calme, plus sereine qu'est-ce qui t'a quand même fait décidé de lancer dans l'aventure? En fait, ça ne passait déjà pas. Donc, je me suis dit de toute façon, dans tous les cas, ça ne peut pas être pire. Ça ne rentre pas. C'est un peu ça. Je me suis dit finalement si cette formation, elle fonctionne bien. et bien finalement, je vais finir mon printemps sereinement, ce qui ne m'est pas arrivé depuis bien longtemps. Donc, j'ai tout intérêt à le tenter. Si vraiment je n'arrive pas, je décroche, vraiment je décrocherais, mais j'aurais au moins tenté d'améliorer la situation. Voilà, sans attendre la fin de printemps. Et puis en fait, je pense que quand on est moins dans le jus, finalement, je pense qu'on est moins aussi efficace parce qu'on a moins besoin. Alors que là, clairement, Il fallait être efficace. Il fallait être efficace. Il n'y avait pas trop d'options. Et donc, les résultats. Parle-nous un peu de ce que tu as... Pour toi, c'était quand même une transformation. On a vu tes tops. Juste avant, on a passé à travers les tops. On a vu qu'il y avait beaucoup de workflow. Oui, parce que tu as reçu la formation, plus ensuite il y a eu l'accompagnement en parallèle. Donc c'est vrai que c'était intense. C'est quoi les transformations? Qu'est-ce que tu as vu? Qu'est-ce que tu as ressenti? Qu'est-ce que les gens ont dit, peut-être, aussi? Ça, c'est intéressant. Les gens sont absolument épatés de mon organisation aujourd'hui. Dans mes salariés, j'en ai qui aujourd'hui me disaient «montre-moi comment tu as fait parce que c'est trop bien ton truc. Tu gères énormément de sujets en même temps, tu n'oublies rien, tu n'es pas en stress». Nous, on l'est, on en a moins que toi. Mais non, ce qui a changé, c'est que j'ai ce cerveau numérique aujourd'hui. j'ai tout dedans, j'ai plus du tout cette charge mentale de me dire qu'est-ce que j'ai oublié, j'ai ma petite application Fredo sur WhatsApp, si j'ai en tout cas pensé j'envoie ça et hop ça retombe dedans, je fais ma révision hebdo mensuelle et du coup et ça m'a aussi aidé à structurer mes révisions avec mon équipe ce que j'ai commencé à engager là dernièrement et qui moi m'aide beaucoup et puis je crois en plus eux les aident maintenant aussi. Donc ouais, c'est vraiment une manière de s'organiser qui est en train de se mettre en place, qui s'est mis en place et qui me donne beaucoup de sérénité dans mon quotidien, clairement. Ouais, c'est cool. Et il y a des choses que tu ne pouvais pas faire avant et que tu fais maintenant ou que tu fais différemment, c'est... Oui, j'imagine quand tu as tout ce que tu avais en tête ou dans les mails, je ne sais pas, mais je ne sais plus exactement comment tu t'organisais avant, mais tout d'un coup, c'est devant toi. Est-ce qu'il y a des choses que tu peux faire et qui n'étaient pas envisageables avant ou difficilement envisageables? Il y a des pratiques que j'ai changées. Alors déjà, j'ai appris à dire non, à me dire non. C'était quoi le déclic? Le déclic, c'est quand j'ai… c'est le petit dessin que tu as fait avec un projet, le pas de temps lié à un projet et 10 projets, le temps dédié à 10 projets. Et là, je me dis que c'est bête en fait parce que du coup, forcément qu'il ne t'avance pas tes projets si tu en as 10 en même temps, ce n'est pas super humain, donc ça ne va pas passer. Des fois, les petits dessins, ce n'est pas grand-chose, mais c'est beaucoup. Je trouve ça cool. Ça fait des déclics. Et le fait de les lister, évidemment, dans WorkFlowy, donc quand on voit tout ce qu'on a aussi de mettre sur une feuille, enfin pas sur une feuille de papier, parce que là, du coup, c'est dans WorkFlowy, mais de lister tout ce qu'il y a. Et là, on se dit, ouah, ben ouais, maintenant, je comprends maintenant pourquoi ça ne colle pas. Donc, ça, ça m'a vraiment permis de me dire, OK, du coup, on n'en rajoute pas. Et puis, cadrer un projet, c'est-à-dire qu'on finit un, et après, on prend un autre. Et aussi, après, on va finir un projet. et puis on raconte tout en débout parce que sinon ça ne se finit pas et on s'effuie. Donc, cadrer des projets, arrêter un projet avant de reprendre un autre, dire non. Franchement, je dis beaucoup non depuis qu'on a commencé ensemble. Mais en fait, je n'ai pas de problème à dire non parce qu'en fait, je sais ce que ça me coûte de dire oui. Donc, le non n'était pas possible avant et aujourd'hui, il est beaucoup plus simple. J'ai appris aussi à me sortir de mon outlook, c'est-à-dire que ma boîte mail c'était ma vie, il y avait tout dedans. Aujourd'hui, une boîte mail on traite des mails, un agenda on traite des tâches. On ne fait pas tout au même endroit, tout partout et je ne commence pas mon matin maintenant à aller voir ma boîte mail. Dans mon matin, ma tâche du matin est déjà caler la veille et je reste focus sur mon organisation en étant sortie vraiment de ma messagerie. Cool. Super inspirant. En tout cas, j'espère que ça va inspirer des gens qui se disent, ce n'est pas le bon moment parce qu'il y en a beaucoup. En fait, si tu veux, c'est l'un des signatures d'un mauvais système ou d'un système d'organisation qui a été fonctionnel, mais qui ne l'est plus, c'est que tu n'as plus le temps. Et donc, en fait, attendre d'avoir le temps, c'est souvent comme se dire, je changerai de chaussure, j'enlèverai le caillou dans ma chaussure quand j'aurai atteint l'horizon. Oui, mais non. En tout cas, c'était un plaisir de travailler avec toi. Moi, j'ai eu beaucoup de plaisir de voir que tu appliquais et que tu étais dans l'aventure. Je te souhaite le meilleur pour la suite. Tu me tiendras au jus par rapport à ce que tu veux faire après avec tes équipes et tout ça. Et dans tous les cas, encore une fois, le meilleur pour toi, pour l'engagement du directeur des opérations et puis pour la suite de l'aventure. Merci beaucoup, Julien, en tout cas pour l'accompagnement, la sympathie, la clarté des choses. En plus de ça, agréable, donc c'est cool.”